A propos de l’exposition « Picasso et les maîtres » au Grand Palais : Picasso le signe et la peinture

L’usage des signes en peinture est-il une manière d’évoquer le monde visible tout en lui faisant la guerre ?


Albert Lichten - Le peintre à Pierrefeu - 60x73 cm - 2008 - huile sur toile
Albert Lichten -“ Le peintre à Pierrefeu – 60×73 cm – 2008 – huile sur toile

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A propos de l’exposition « Picasso et les maîtres » au Grand Palais : Picasso le signe et le corps féminin

L’invention (ou la réinvention) du signe par le cubisme a permis à  Picasso de donner une force inédite à  l’érotisme et au réalisme du corps féminin. Reste-t-il d’autres voies au peintre d’aujourd’hui pour exprimer sa vision d’un corps de femme ?


Albert Lichten - Lointaine - 73x60 cm - 2008 - huile sur toile
Albert Lichten -“ Lointaine – 73×60 cm – 2008 – huile sur toile

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De la peinture comme mimesis

Le peintre est plus proche du mime que du rhéteur, et la peinture est une mimesis avant d’être un langage.

Toute mimesis suppose trois ingrédients : généralité, particulier de l’exemple, métaphore.

La généralité, qui est l’élément de communicabilité de l’expérience expressive. Par elle, l’émetteur et le récepteur participent à  une même expérience fondamentale. Or tout ce que l’oeil humain saisit peut s’ouvrir sur un imaginaire et se transcender pour devenir lumière.

La particularité, c’est-à-dire l’exemple, résulte du fait que la mimesis n’est pas une opération conceptuelle. « Il faut bien admettre que le désir de s’exprimer, à  l’origine, nous vient bien de la chose vue » (Jean Fautrier)

La métaphore. Celle-ci est un saut qui fait miroiter l’inconnu entre deux termes connus ou perà§us, préservant le caractère d’énigme propre à  la mimesis. L’exégèse de deux oeuvres de Cézanne, l’évocation de la peinture chinoise, illustrent la notion de métaphore picturale.



Cezanne - La corbeille de pommes


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Mimesis : La mimesis, plus forte que l’imitation.

L’art du peintre comme toute forme d’acte poétique relève de la mimesis. La mimesis ne saurait être restreinte à l’imitation. Elle est mimique effectuée par le corps et l’esprit de l’artiste à partir d’éléments de réalité qu’elle ouvre à  du sens. Elle est expression, c’est à dire ouverture et métamorphose… Elle met le corps du peintre et du spectateur en connivence avec la chose, elle embrasse et fait vivre son énigmatique surface…

En s’appuyant sur les réflexions de Platon et d’Aristote, en analysant deux œuvres picturales mais aussi la tragédie antique tout particulièrement éclairante à  cet égard, l’objet du propos est d’appréhender l’importance de la mimesis dans la création artistique et de nous permettre d’ enrichir la relation que nous entretenons avec les œuvres d’art.

Ingres - Oedipe et le Sphinx

L’examen spécifique et approfondi de la mimesis picturale fera l’objet d’un prochain billet.
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